Robots entreprises

Les usines françaises manquent de robots

Le nombre d’installations a beau être en forte hausse depuis plusieurs années (elles ont progressé de 4,8 % rien qu’en 2018), les usines françaises comptent toujours parmi les moins bien équipées en robots industriels dans les pays développés. Pourtant, la production est importante et locale. De plus, la croissance autoriserait les entreprises à faire ce genre d’investissement.

Une progression lente, mais de qualité

Le plus gros problème que rencontrent les usines françaises dans leur marche vers la robotisation de leur activité, ce n’est pas celui d’un manque d’offre, au contraire. D’ailleurs, celle-ci est de tellement bonne qualité que les installations ont progressé en 2018 pour la quatrième année consécutive.

Il faut dire que la robotique française se porte plutôt bien. L’Hexagone est un bon exemple d’innovation en la matière. Les bras robotiques industriels sont également une sorte de spécialité locale et des entreprises comme Universal Robots inondent le marché de solutions économes, polyvalentes et de grande qualité. Malgré cela, la progression des installations robotiques en France reste plus lente qu’ailleurs.

Les Français ont-ils peur des robots ?

La réponse est non, évidemment. D’ailleurs, l’Hexagone produit d’excellents robots et en grande quantité. Il semblerait plutôt que ce soit les entreprises qui craignent l’impact induit par un tel changement et les efforts nécessaires pour s’y adapter. Effectivement, l’installation d’un robot industriel ne doit pas être prise à la légère.

D’abord, il y a l’investissement financier. Il est moins important chaque année et rapidement rentabilisé, mais il pèse tout de même dans la décision d’une entreprise. Ensuite, il y a également toute une période d’adaptation et de formation des employés à prendre en compte. Celle-ci implique de baisser temporairement la productivité. Voilà pourquoi les entreprises seraient inquiètes et méfiantes, malgré des promesses de rentabilité rapide.

Des solutions prévues pour encourager la robotisation

Évidemment, le gouvernement a bien conscience des problèmes que pourrait poser ce retard s’il persiste. Il risque, en effet, de peser lourdement sur l’efficacité du tissu industriel français et sur l’attractivité globale du pays. Il a donc décidé d’accompagner la bonne dynamique de ces quatre années en encourageant les entreprises à l’accroître.

Résultat, depuis janvier 2019, le dispositif de suramortissement industriel est de retour. Celui-ci permet aux entreprises qui investissent dans de nouvelles machines de majorer leur amortissement. Un tel dispositif avait eu de bonnes répercussions sur le secteur lorsqu’il avait été mis en place entre 2015 et 2017. Il faudra donc attendre 2020 pour constater s’il aura eu les mêmes conséquences bénéfiques en 2019.

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